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c'est quoi ?

Excès de matière grise dans l'amygdale et le
cortex cingulé antérieur situé à l'avant du cerveau, présente une déficience en cellules nerveuses et est sous-actif.

Les émotions contrôlent la vie du TPL.

Elles se sentent perdues avec les gens, elles se sentent mal dans la société, incomprises.

Le manque de maitrise de leurs émotions les fait basculer dans un engrenage où elles n'ont d'autres solutions que de se protéger avec leurs armes, les seules qu'elles connaissent, les armes qui les détruisent pourtant.

Mais le pire, c'est de ne pas savoir qui elles sont : "j'ai tellement mal que je suis ce mal". Elles n'entendent pas leur raison leur dire "tu n'es pas mauvaise, tu n'es pas ce mal, tu es une personne qui a mal".



Nous ne pouvons pas gérer le stress de la même facon que la plupart des personnes. Nous ne sommes pas faibles, nous avons des cerveaux qui ont mal fonctionnés et qui nous ont trahis. Très souvent nos cerveaux "s'embrasent hors controle" et nous nous sentons dysphoriques (anxiété, dépression, désespoir, fureur) et notre vie est douloureuse, si douloureuse qu'il est difficile de l'exprimer avec des mots.

 

Le trouble de la personnalité borderline
est un trouble de l'émotion.

"Ils ont une tendance à réagir plus intensément que les autres à des niveaux de stress moindres. L'on parle de dérégulation émotionnelle ou de surémotivité, d'hyperémotivité".

Les changements d'humeur soudain sont
fréquents dans le trouble borderline.

 

Sous-diagnostiqué

Le trouble de la personnalité limite (borderline) pourrait être sous-diagnostiqué selon une étude de l'École de médecine du Mont Sinai (New York) présentée au congrès annuel de l'American Psychiatric Association. L'étude portait sur les antécédents de diagnostics et de traitements chez 70 personnes rencontrant les critères de ce trouble.

"Le diagnostic de trouble de la personnalité limite peut être difficile à poser parce que les symptômes de ce trouble chevauchent ceux d'autres troubles",
explique David Meyerson de l'Université DePaul (Chicago).

Une autre difficulté est "qu'en théorie, deux personnes rencontrant les critères du diagnostic pourraient ne présenter qu'un seul symptôme en commun", note-t-il.



Le diagnostic est posé si une personne rencontre au moins 5 des critères suivants :

  • Problèmes relationnels

  • Incapacité à gérer ses émotions ou victime de ses émotions

  • Changements d’humeurs soudains, intenses rapides ou fréquents

  • Anxiété

  • Relations de type Amour / Haine. Pense autrui en Tout Bon / Tout Mauvais sans compromis

  • Sentiment d’être une " victime ", incapacité à accepter ses propres responsabilités

  • Sentiment de déprime, tristesse ou de vide

  • Accès de colère fréquents ou imprévisibles (extériorisés ou pas)

  • Image de soi instable

  • Peur de l’abandon

  • Comportements impulsifs autodestructeurs comme la Boulimie, Sexualité à risque, Anorexie, Dépenses incontrôlées, Alcool, Drogue, Conduite dangereuse, Abus de médicaments, …

  • Attaques de rage

  • Tentatives de suicides ou d’automutilation comme se couper, se brûler, se griffer.

 

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Mal connu

Parmi les participants, 34 % avaient déjà reçu un ou plusieurs diagnostics psychiatriques erronés. Les plus fréquents étaient le trouble bipolaire, aussi appelé psychose maniaco-dépressive ou maniaco-dépression (17 %), la dépression (13 %), les troubles anxieux (10 %) et les troubles alimentaires (1 %).

Par ailleurs, 74 % de ceux qui rencontraient les critères du trouble n'ont jamais reçu ce diagnostic dans le passé, malgré qu'ils consultaient en psychiatrie depuis 10.4 ans en moyenne. Pour le 26 % qui avaient reçu le diagnostic, il s'était écoulé en moyenne 4.68 ans entre le premier contact avec un professionnel de la santé et le diagnostic.

Le traitement le plus efficace pour ce trouble est la psychothérapie comportementale (ou cognitivo-comportementale), les médicaments ne soulageant que des symptômes spécifiques, note Meyerson.

Parmi ceux dont le trouble n'avait pas été identifié, 69 % avaient déjà été traités avec des médicaments pour d'autres diagnostics. Et, 78 % de ceux qui avaient reçu un diagnostic de personnalité limite avaient reçu des médicaments alors qu'il ne s'agit pas du traitement le plus efficace pour ce trouble, dit-il. Ceux qui avaient reçu un autre diagnostic avaient reçu la médication la plus lourde.

Un diagnostic exact est plus probable quand les psychiatres utilisent au moins un interview clinique semi-structuré, insiste-t-il. Un autre indice pour le diagnostic différentiel est la différence qualitative de l'impulsivité dans le trouble de personnalité limite (difficulté de planifier et de penser aux conséquences) comparativement avec l'impulsivité du trouble bipolaire (les idées qui se bousculent).

Un facteur de diagnostic inexact est la compensation financière, note-il. Les patients reçoivent souvent un autre diagnostic officiellement, tel que le trouble bipolaire, si leurs compagnies d'assurance de remboursent pas pour le trouble de personnalité limite.

Le diagnostic est porté chez une personne rencontrant au moins 5 de ces manifestations si les symptômes sont sévères et sont présents assez longtemps pour causer une détresse émotionnelle ou des problèmes de fonctionnement dans les relations ou au travail.

Des épisodes psychotiques (paranoïa ou perte d'un sens de la réalité) temporaires sont possibles particulièrement lorsque la personne traverse une crise personnelle.

Le trouble de personnalité limite (borderline) est souvent accompagné d'autres troubles tels que troubles de l'humeur (dépression, trouble bipolaire), abus de substance, trouble alimentaire (ex. boulimie), ...

Les premiers signes du trouble apparaissent généralement à la fin de l'enfance. Il s'agit le plus souvent de comportements impulsifs et imprudents.

La prévalence de la personnalité borderline (limite) est évaluée à environ 2 % de la population générale, à 10 % chez les personnes vues en consultation psychiatrique et à environ 20 % chez les personnes hospitalisées dans des services de psychiatrie.

L'évolution est très variable. Le mode le plus fréquent est celui d'une instabilité chronique au début de l'âge adulte avec des épisodes notables de perte de contrôle des affects et des impulsions ainsi qu'un recours important aux systèmes de soins et de santé mentale. Le risque de suicide est plus important chez le jeune adulte et diminue progressivement avec l'âge. La plupart des personnes deviennent plus stables dans leurs relations et leur travail pendant leur quatrième et cinquième décennies.

 

Maladie Neuropsychologique

Chez les personnes souffrant du trouble de la personnalité limite (TPL), aussi appelé trouble de la personnalité borderline, il y a des différences de densité dans la matière grise (constituée par les cellules nerveuses et leurs connexions) de deux régions clés du circuit de régulation des émotions. Ces différences se reflètent par des anomalies dans le fonctionnement de ces régions.

Les personnes souffrant de TPL ont un excès de matière grise dans l'amygdale, une structure du cerveau liée à la peur et à l'anxiété. Cette région est sur-activée en réponse à certains stimuli perçus comme menaçants.

À l'inverse, une région qui régule l'amygdale, le cortex cingulé antérieur situé à l'avant du cerveau, présente une déficience en cellules nerveuses et est sous-active. Cette région échoue à jouer son rôle qui serait normalement de mettre un frein à l'emballement de la réponse de peur, expliquent les chercheurs.

Des altérations similaires dans les mêmes circuits ont été associées à la dépression et aux troubles anxieux, indiquant que le TPL peut partager des mécanismes communs avec ces troubles qui ont traditionnellement été abordés par la lorgnette de la biologie. Rappelons que les troubles de la personnalité ne sont traditionnellement pas considérés comme reliés à des problèmes organiques du cerveau.

Les chercheurs ont mené cette recherche avec 12 adultes ayant un diagnostic de TPL et 12 personnes en santé. Leurs réactions cérébrales à des images montrant des figures exprimant la peur, la colère ou aucune émotion étaient comparées.

En réponse aux figures exprimant la peur, l'activité de l'amygdale était anormalement élevée chez les participants ayant le TPL alors que celle du cortex cingulé antérieur était anormalement faible. Normalement, l'activité de cette dernière région aurait dû augmenter afin de tempérer celle de l'amygdale, ce qui suggère une faible régulation des émotions dans le circuit.

Afin de vérifier si cette différence d'activité reflétait une différence anatomique, les chercheurs ont utilisé une technologie permettant de comparer la quantité de matière grise dans ces régions. La densité des cellules nerveuses était plus grande dans certaines parties de l'amygdale et plus faible dans le cortex cingulé chez les personnes ayant le trouble de personnalité limite.

Des recherches antérieures ont lié les anomalies de fonctionnement de ces régions à la sérotonine, un neurotransmetteur qui joue un rôle dans la régulation de l'humeur.

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Une influence génétique pour le trouble de personnalité limite (borderline).

Le trouble de personnalité limite (borderline) est en grande partie génétique selon une récente recherche américaine et néerlandaise publiée dans la revue Psychological Medicine.

Timothy Trull de l'université du Missouri et ses collègues ont étudié les données de 5496 jumeaux aux Pays-Bas, en Belgique et en Australie :
42 % de la variation dans les caractéristiques de personnalité limite était attribuable à l'influence génétique et 58 % à l'influence environ-nementale. Ces résultats étaient consistants à travers les trois pays.

Il n'y avait pas de différence dans les taux d'héritabilité entre hommes et femmes. Les jeunes présentaient plus de traits du trouble que les adultes plus âgés.

Une recherche ultérieure de l'équipe, publiée dans la revue Psychiatic Genetics, a identifié une variation génétique liée à la personnalité limite. La recherche, avec 711 paires de jumeaux et 561 parents, a montré l'influence d'un gène situé sur le chromosome 9.

Cette découverte devrait amener à mieux déterminer les causes génétiques de la personnalité limite et ouvre des voies de recherche sur les mécanismes cérébraux impliqués dans ce trouble, disent les chercheurs.

Selon le National Institute of Mental Health le trouble de personnalité limite est plus fréquent que la schizophrénie ou le trouble bipolaire et il affecterait 2 % de la population.

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Leur capacité à cacher leur maladie fait que bien souvent l’entourage " ne voit rien ", alors que leur vie est une souffrance et un véritable enfer dissimulé.

 

Les personnes qui souffrent d'un trouble borderline ont (au moins au fond d'elles-mêmes) quasi tous les traits de caractères suivants :

  • Altruisme (tendance naturelle à aimer et à aider son prochain)

  • Autodérision (capacité à se moquer de soi-même)

  • Bon fond

  • Créativité

  • Curiosité (désir de comprendre, de connaitre, de s'instruire)

  • Empathie (capacité à se mettre à la place d'une personne et de ressentir ce qu'elle vit/ressent) (par ex: si je vois une personne qui souffre, je vais me mettre à ressentir sa souffrance)

  • Enthousiasme (Forte émotion se traduisant par de grandes démonstrations de joie)

  • Exigence de soi

  • Force de caractère (par ex: supporter des choses que beaucoup ne supporteraient pas bien longtemps)

  • Générosité (disposition à donner sans compter)

  • Modestie (absence de vanité, d'orgueil)

  • Naiveté ("innocence de l'enfant")

  • Ouverture d'esprit ("facilité à comprendre et à admettre des idées et opinions qui sont nouvelles ou inhabituelles")

  • Probité ("Droiture, intégrité, honnêteté, justice au sens 'moral' ")

  • Remise en question ("capacité à envisager que ses hypotheses ou croyances sont potentiellement erronées")

  • Sensibilité